Du 16 mai au 12 juillet 2026
Iaohontso’ktá:tie / Traverser le territoire:
Faire autrement : processus, transmission et refus
Commissaires : Armando Perla et Michael Patten
La Biennale d’art contemporain autochtone (BACA), 8e édition
Quai 5160 – Maison de la culture de Verdun
5160 Blvd. LaSalle, Verdun (QC) H4H 1N8
Didine Ángel, Feeonaa Clifton, Federico Cuatlacuatl, Elvira Espejo, Guillermo Jester & Esperanza Pérez, Aroha Millar, Sam Ojeda, Israel Randell, Juan Carlos Recinos, Samuel Thomas, Renati Waaka.
Cette exposition trace le mouvement de la connaissance à travers différentes conditions: le conflit, la continuité et la transformation. On situe ces mouvements dans un plus grand contexte lorsque les limites coloniales s’imposent sur la langue, le territoire et le corps.
Quelques-unes de ces pièces émergent de moments de pression. Feeonaa Clifton utilise des panneaux de travaux routiers pour mettre te reo Māori et gagana Sāmoa en avant-plan dans les espaces publics, une poussée contre les frontières linguistiques qui régulent la visibilité. Suzanne Tamaki réanime la statue de John Hamilton pour exposer la violence intégrée dans la commémoration des colons, enlevant l’autorité des monuments coloniaux. Dans la performance de Didine Ángel, le corps soutient le poids de la migration forcée et de l’effacement racial, utilisant l’articulation des mouvements comme nécessité de survie à travers des frontières imposées. La création fonctionne comme intervention, une façon de s’exprimer dans des conditions qui visent à réduire au silence.
Autres œuvres assertent la continuité. Le tissage d’Elvira Espejo communique la connaissance transmise à travers les gestes et la répétition, entretenant des systèmes qui dépassent la division coloniale entre le passé et le présent. L’installation de tissu tapa de Israel Randell, produite en association avec des femmes Māori en Aotearoa, surligne le travail intergénérationnel et la paternité partagée qui bougent à travers la séparation des individus et les pratiques collectives. La broderie de perles de Simon Thomas et Sam Ojeda mise à côté des habits plissés d’Esperanza López appuie les techniques établies dans le territoire, la lignée et l’adaptation, soutenant ces connaissances dans les pratiques contemporaines qui bougent au travers des bordures temporelles et territoriales.
Un troisième mouvement pousse ces pratiques par l’avant. Dans la collection photographique de Aroha Millar et Renati Waaka, l’adornement devient un site de transformation où le savoir ancestral se transforme en de nouvelles formes d’incarnation. De même manière, l’astronaute autochtone de Federico Cuatlacuatl projette la présence dans un espace spéculatif, déplaçant le cadre temporel vers des futurs qui surpassent les limites coloniales.
Ces œuvres illustrent comment la création devient une façon de garder la connaissance, bouger à travers les frontières et arranger le futur.
La Biennale d’art contemporain autochtone (BACA) tient à remercier le Conseil des Arts du Canada, le gouvernement du Québec, Conseil des arts et des lettres du Québec, Secrétariat aux relations avec les Premières Nations et les Inuit, le Conseil des arts de Montréal, Tourisme Montréal, et Creative New Zealand.
