Du 17 septembre 2026 au 1er février 2027
Traverser le territoire : sculpture, tissage, ornementation
Commissaires : Michael Patten et Armando Perla
Biennale d’art contemporain autochtone (BACA)
Musée de Rimouski (QC)
Kinoo Arcentales, Quiereme Artesanal, Qaqaq (Kaka) Ashoona, Jason Baerg, Marta IX BALAM, Marilyn Boror Bor, Miguel Ángel Sosme Campos, Marcelo Galicia, Norman Gonzales, Byron Lopez, Luisfer Morales, Adamie Alaku Qakatuk, Shiñi’ beu’ Ramírez, Axangayou Shaa, Leah Shenandoah, TRAMA Textiles, Jeff Cán Xicay.
Traverser le territoire : sculpture, tissage, ornementation rassemble des artistes autochtones et issu.es de la diaspora dont les pratiques s’ancrent dans la gravure, le tissage, les arts textiles, la mode, la broderie, l’ornementation et la sculpture. Travaillant le bois, la pierre, le jade, le basalte, les coquillages, les fibres végétales, le fil, les pigments naturels, les graines, les textiles et la toile découpée au laser, les artistes s’approprient des matériaux qui incarnent l’histoire des lieux, les relations écologiques et les savoirs cultivés au fil de générations d’artisanat. L’exposition favorise un dialogue entre des traditions artistiques distinctes tout en honorant leur spécificité culturelle, révélant comment les techniques transmises par les parents, les grands-parents, les Aîné.es et les communautés continuent d’évoluer à travers la pratique artistique contemporaine.
Au cœur de l’exposition, la performance vidéo de Jeff Cán Xicay met en scène l’artiste kaqchikel en train de tisser face à face avec sa mère, leurs corps servant de supports réciproques à deux métiers à tisser à ceinture. L’œuvre propose une réflexion sur les liens familiaux, le soin et la transmission du savoir d’une génération à l’autre. Autour de celle-ci, des interventions architecturales au crochet réalisées par l’artiste k’iche’ Luisfer Morales transposent une technique apprise de sa mère dans l’architecture même de la galerie. Tout au long de l’exposition, sculptures, textiles, vêtements et ornements démontrent que le savoir matériel se renouvelle sans cesse à travers la création. Ces œuvres retracent les liens entre la terre, la famille, la mémoire et la pratique artistique, montrant comment les techniques ancestrales restent des modes dynamiques de pensée, de création et de transmission des mondes autochtones vers l’avenir.
La Biennale d’art contemporain autochtone (BACA) tient à remercier le Conseil des arts du Canada, le gouvernement du Québec, le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Secrétariat aux relations avec les Premières Nations et les Inuit, le Conseil des arts de Montréal, Tourisme Montréal, la Collection Desjardins et Creative New Zealand.
