Du 18 avril au 21 juin 2026
Vernissage : 18 avril 2026, de 13 h à 17 h
Iaohontso’ktá:tie / Traverser le territoire : la mode et le corps
Commissaires : Armando Perla et Michael Patten
La Biennale d’art contemporain autochtone (BACA), 8e édition
DRAC – Art actuel Drummondville
175 Rue Ringuet, Drummondville (QC) J2C 2P7
Performances : Aicha Bastien-N’Diaye, Porfirio Gutiérrez.
Isaac Te Awa, Aïcha Bastien-N’Diaye, Feliciana Baustista, Jeanine Clarkin, Porfirio Gutiérrez, Arla Lucia, Meryl McMaster, Kent Monkman, Caroline Monnet, Omar Monroy, Melanie Monique Rose, Tekaronhiahkhwa Standup, Taalrumiq, Renati Waaka, ARIA XYX.
Cette exposition réunit des artistes autochtones et diasporiques dont les pratiques se déploient à travers l’Île de la Tortue, Cemanahuac (Mésoamérique) et le Pacifique, où les pratiques d’ornementation, de performance, d’image et de transformation matérielle témoignent des systèmes de savoirs souverains dont elles émanent. Cette constellation circule entre territoire, corps et relation, dépassant la présentation centrée sur l’objet et refusant les divisions qui séparent l’art, la mode et la joaillerie.
Le perlage en relief de l’artiste de Kahnawà:ke Tekaronhiahkhwa Standup affirme le perlage comme un lien vivant à la culture et à la continuité, soutenu par la transmission et la communauté. Cet ancrage dans la pratique matérielle se retrouve à travers plusieurs territoires. Les œuvres sculpturales d’ARIA XYX, artiste nahua mestize originaire de Kuskatan / El Salvador, confrontent la violence persistante de l’État salvadorien contre les existences queer et trans, où le corps est façonné par la pression et la survie. En relation, les œuvres photographiques de Renati Waaka, artiste maori, articulent une utopie takatāpui à travers la lumière, la présence et la relation, proposant une autre condition de vie autochtone et queer à travers le Pacifique.
À travers sa peinture, l’artiste cri Kent Monkman remet en question les récits coloniaux par l’intermédiaire de Miss Chief Eagle Testickle, mobilisant la mode et la satire politique pour inverser le regard et reconfigurer l’histoire de l’art depuis des perspectives queers et bispirituelles. Les pratiques textiles et ancrées dans le territoire se déploient dans le travail de l’artiste zapotèque Porfirio Gutiérrez, dont les tissages et teintures naturelles portent la migration, la mémoire et la filiation. Ces relations s’étendent à la mode et à l’ornement à travers des artistes comme la designer Inuvialuk et Gwich’in Taalrumiq, dont les créations transmettent des récits et des savoirs matériels à travers les générations.
Le cadre commissarial se construit doublon la rencontre de ces œuvres à travers les territoires, où des langages matériels distincts, du perlage à la peinture, de la performance au textile, maintiennent leur intégrité tout en entrant en relation sans être réduits les uns aux autres. L’exposition propose de mettre ces œuvres en dialogue sans en effacer les différences, tout en affirmant leur refus des catégories coloniales qui ont cherché à les contenir.
La Biennale d’art contemporain autochtone (BACA) tient à remercier le Conseil des Arts du Canada, le gouvernement du Québec, Conseil des arts et des lettres du Québec, Secrétariat aux relations avec les Premières Nations et les Inuit, le Conseil des arts de Montréal, Tourisme Montréal, la Collection Desjardins et Creative New Zealand.
