Du 7 mai au 19 juin 2022
Vernissage : Le dimanche 8 mai de 14 h à 17 h
Land Back : Carrie Allison, Christi Belcourt, Jeffrey Gibson, Erin Gingrich, Faye Heavyshield, Sky Hopinka, Julia Rose Sutherland, Charlene Vickers, Olivia Whetung.

Galerie d’art Stewart Hall
Centre culturel de Pointe-Claire
176, chemin du Bord-du-Lac-Lakeshore
Pointe-Claire (QC) H9S 4J7

Navette gratuite pour Pointe-Claire le 8 mai.
Départ de Montréal à 13h00 de la galerie Art mûr.
RSVP BACA

Depuis des temps immémoriaux, les peuples autochtones ont protégé la biodiversité malgré la croissance continue de la population humaine. Depuis le contact des colons, les communautés autochtones ont été dépouillées de leurs terres ancestrales ; le mouvement Land Back vise à restaurer la gouvernance et l’intendance du territoire pour un avenir durable.

Si Land Back se veut un appel à action, un retour d’équité sur un territoire dérobé, il s’agit aussi d’une ouverture à un certain questionnement. Comment pouvons-nous protéger au mieux notre biodiversité, nos terres et nos eaux ? La première étape serait de rendre la terre à ses protecteurs traditionnels et légitimes. Le retour aux savoirs autochtones va au-delà des gestes symboliques de reconnaissance ou d’inclusion pour modifier de manière significative les pratiques et les structures.

Le mouvement Land Back ne s’arrête pas à la possession du territoire, il s’agit aussi de la réclamation d’une culture et d’une éducation longtemps réprimées, étouffées, tues. Plusieurs techniques et savoirs ancestraux autochtones, habituellement transmis de génération en génération, ont malheureusement été perdus ou oubliés au fil du temps. Une part importante des cultures autochtones est celle de la connexion à la nature et de la cohabitation avec les éléments. Ceci s’applique autant au symbolisme des éléments naturels qu’à la manière dont il est possible d’utiliser leurs ressources, pour l’agriculture et la médecine par exemple.

Certains artistes présentés se réapproprient des techniques ancestrales comme acte de perpétuation, d’hommage ou de résistance. Carrie Alllison, pour sa part, utilise le perlage pour représenter des fleurs médicinales indigènes du nord-ouest de l’Alberta. Erin Gingrich, par l’entremise de la sculpture, représente des éléments clés de l’alimentation de sa communauté comme la pêche et la cueillette de canneberges. Tandis que Christi Belcourt s’inspire des motifs floraux et du rendu des perlages métis dans ses oeuvres, remplaçant la rondeur des perles par des points de peinture faits à la tête d’une aiguille.

Comme pierre angulaire de cette exposition, Jeffrey Gibson nous présente son vidéo I Was Here (2018), un retour à la terre imagé comme littéral – un enracinement profond dans le territoire et la terre nourricière. Marquant le sol d’une cicatrice anonyme, c’est par le geste performatif que Julia Rose Sutherland a investi l’extérieur de cette galerie ; un trou dans le paysage comme endroit d’ouverture.

Cette fraction de la Biennale se place comme une ode au lien privilégié qui unifie les peuples autochtones à cette terre et à la protection de celle-ci.

Nous reconnaissons que la BACA prend place en territoire autochtone non cédé et que la nation Kanien’kehá:ka est la gardienne des terres et des eaux que nous nous partageons aujourd’hui. Tiohtiá:ke / Montréal est connu historiquement comme un lieu de rassemblement pour de nombreuses Premières Nations. Aujourd’hui une population diversifiée y réside. La BACA reconnaît l’importance des liens avec le passé, le présent et le futur dans les relations courantes entre les Autochtones et les Allochtones au sein de la communauté montréalaise.

La Biennale d’art contemporain autochtone (BACA) remercie le Conseil des arts du Canada, le gouvernement du Québec (Conseil des arts et des lettres du Québec, Fonds d’investissement pour le rayonnement de la Métropole), Tourisme Montréal, le Conseil des arts de Montréal, La Maison de la culture de Verdun – Quai 5160 et ses autres partenaires diffuseurs.